Traverser la Suisse en voiture pour rejoindre les Alpes françaises
Faut-il une vignette suisse pour traverser la Suisse en voiture jusqu'aux Alpes françaises ?
Seulement si votre itinéraire emprunte une autoroute suisse. La redevance s'applique uniquement aux autoroutes et semi-autoroutes signalées en vert, de sorte qu'un trajet qui reste sur des routes principales ordinaires ne doit rien du tout, et là où vous en empruntez une, la vignette annuelle est la seule durée que la Suisse propose. La France fonctionne différemment : ses autoroutes sont payées au kilomètre au péage, et une vignette Crit'Air n'est exigée qu'à l'intérieur d'une zone à faibles émissions ou lors des mesures anti-pollution prises par un préfet.
La partie suisse dépend de la catégorie de route
La Suisse facture selon la catégorie de route, et non selon la frontière. Les autoroutes et semi-autoroutes signalées en vert sont soumises à redevance ; les routes principales et cantonales signalées en bleu ne le sont pas, de sorte qu'un conducteur en transit qui évite le réseau autoroutier ne doit rien au pays.
Un trajet de Bâle à Genève par des routes ordinaires est présenté comme prenant environ deux fois plus de temps que par l'autoroute. Nous n'avons pas pu confirmer auprès d'une autorité routière les échangeurs ni les routes exactes de cette alternative, donc considérez un itinéraire précis hors autoroute comme non vérifié et suivez la signalisation au fur et à mesure.
L'axe autoroutier lui-même est l'A1, présentée comme le principal axe est-ouest du pays, longue d'environ 410 kilomètres entre Genève et St. Margrethen, et franchissant la frontière française à Bardonnex, près de Genève. Cette description provient elle aussi d'une source secondaire.
Déterminez d'abord la catégorie de route, puis le produit. Si une partie du trajet emprunte l'autoroute, apposez la vignette annuelle suisse sur le véhicule avant d'entrer dans le pays.
Vers la vallée de Chamonix
Depuis Genève, la suite habituelle du trajet est l'A40 française, l'Autoroute Blanche, qui est payante au kilomètre et ne nécessite aucune vignette.
L'alternative côté suisse part de Martigny, franchit le col de la Forclaz jusqu'à la frontière française à Vallorcine, une route de montagne ordinaire sans aucune signalisation autoroutière. Ces deux itinéraires proviennent de sources touristiques ; aucune autorité routière que nous avons pu consulter ne les décrit.
Vérifiez l'état du col avant de choisir la Forclaz en plein hiver, et gardez l'itinéraire autoroutier comme solution de repli.
La France facture au kilomètre
La France n'a pas de vignette autoroutière. Ses autoroutes sont financées par un péage perçu au kilomètre dans le cadre de contrats de concession, de sorte que rien n'est acheté à l'avance et rien n'est apposé sur le pare-brise.
Une concession est une délégation de service public : l'État accorde à une entreprise le droit de construire, financer, exploiter et entretenir un tronçon d'autoroute en échange du droit de percevoir son péage, et la route redevient propriété de l'État à l'expiration du contrat.
Attendez-vous à payer à des barrières de péage pendant le trajet, et munissez-vous d'un moyen de paiement qui fonctionne sur une voie non surveillée.
Le Crit'Air, et où il est réellement exigé
La vignette Crit'Air n'est obligatoire qu'à l'intérieur d'une zone à faibles émissions désignée, une ZFE-m, ou lorsqu'un préfet active des règles de circulation différenciée lors d'un épisode de pollution. Ce n'est pas une obligation nationale pour la conduite ordinaire.
Le ministère français indique que certificat-air.gouv.fr est le seul site officiel permettant d'en obtenir une. Tout autre site vous facturant une vignette Crit'Air est un revendeur.
La vallée de l'Arve, qui englobe Chamonix, Les Houches, Vallorcine et Sallanches, est présentée comme une zone de protection de l'air depuis le 23 février 2017, avec des restrictions portant sur les poids lourds et épargnant les voitures particulières. Nous n'avons pas pu confirmer cela sur une page du gouvernement français, donc vérifiez la règle en vigueur pour les communes de votre itinéraire avant de vous y fier.
Commandez uniquement sur le site du gouvernement, et seulement si votre itinéraire entre effectivement dans une zone qui exige la vignette.
Le tunnel du Mont-Blanc a son propre péage
Le tunnel du Mont-Blanc relie Chamonix, en France, à Courmayeur, en Italie, et est géré par le GEIE-TMB, un groupement franco-italien formé par les deux concessionnaires : ATMB côté français et SITMB côté italien. Son siège social se trouve à l'entrée italienne, à Courmayeur, avec une base d'exploitation côté français, à Chamonix.
Le GEIE-TMB perçoit le péage du tunnel pour le compte des deux sociétés et est responsable de l'exploitation, de l'entretien, de la sécurité de la circulation et de la gestion du tunnel. Aucune vignette suisse ou française, quelle qu'elle soit, ne le couvre.
Payez-le à l'entrée du tunnel, et comptez-le séparément de tout ce que vous avez acheté pour la route de part et d'autre.
Trois redevances et une vignette, dans l'ordre où elles se présentent
Un trajet jusqu'à Chamonix peut comporter trois redevances et une vignette, et aucune ne remplace l'autre : la vignette suisse si une partie de votre itinéraire est signalée en vert, le péage français perçu au kilomètre à la barrière, le péage du Mont-Blanc si vous poursuivez jusqu'en Italie, et le Crit'Air si une zone sur le trajet l'exige.
Seule la première de ces redevances est la nôtre. La vignette annuelle est la seule que propose la Suisse, un poste de douane avec personnel à la frontière suisse vous la remettra le jour même, et l'acheter chez nous signifie le tarif officiel plus des frais de service que nous affichons avant le paiement. Un conducteur qui peut rester sur des routes signalées en bleu ne paie rien de tout cela, et la page prix de la vignette suisse est là pour que vous puissiez voir ce que vous paieriez.